Le fonctionnement du parrainage
Dès le début du parrainage, l’enfant est suivi par un responsable résidant au village qui vous envoie d’abord un rapport sur la situation de l’enfant puis vous donne des nouvelles de sa scolarité et de sa santé une fois par an en fin d’année scolaire. La correspondance avec le filleul est difficile à cause du recul des villages (pas de service postal). Goutte à Goutte ne peut l’assurer.
Voir un exemple de rapport (cliquer sur le lien)

La famille ne reçoit pas d’argent, sauf exception due à l’éloignement ou souci de santé. Les sommes des parrainages sont mutualisées. Les responsables locaux inscrivent à l’école et achètent eux mêmes le nécessaire : fournitures, livres scolaires pour chaque filleul et pour les plus démunis habits, cartables et même location de chambres. C’est un vrai travail de fourmi!
L’excédent éventuel forme une caisse de solidarité destinée à mener des actions solidaires collectives en cas de besoins particuliers ( épidémies, famines, santé ..). Il n’y a pas de sécurité sociale au Cameroun et les dépenses de santé sont souvent inabordables pour les familles.
Avec la caisse de solidarité et à titre d’exemple, Goutte à Goutte peut en cas de famine financer des sacs de mils ou de maïs pour les familles les plus nécessiteuses, ou payer des professeurs vacataires « maîtres de parents » pour améliorer la qualité de l’enseignement en dédoublant des classes. Au Cameroun, le ratio est de 96 élèves par classes, ce qui est ingérable pour un seul professeur.
La caisse de solidarité permet également de financer des actes de naissances car un grand nombre d’élèves n’ont pas été déclarés à la naissance. Pareillement, certains parents ne peuvent financer les examens : le certificat d’études primaires, l’examen concours pour entrer en 6eme, le BEPC, le Probatoire ( fin de 1ère) et le Bac. Grâce aux sommes mutualisées, Goutte à Goutte finance ces examens pour les plus démunis.
Comment sont sélectionnés les filleul(e)s ?
Goutte à Goutte parraine actuellement en priorité les orphelin(e)s et les plus démunis. Les filleul(e)s sont sélectionnées par l’association des parents d’élèves en fonction de leur situation financière et familiale ainsi que sur leur motivation à poursuivre. A cause de l’éloignement du collège et du coût de scolarité plus important, les jeunes filles sont extrêmement rares à continuer après le primaire. Elles sont souvent gardées à la maison pour les travaux domestiques. Il est très important de les encourager.
Pourquoi y a t-il nécessité de soutenir les parents ?
Les enfants travaillent dans des conditions difficiles, et les chances de réussite sont souvent minces. Les parents sont à plus de 80 % analphabètes et peu motivés pour envoyer leurs enfants à l’école. Souvent une aide de leur part aux travaux des champs leur paraît plus importante. Ils manquent de moyens pour leur acheter des vêtements et payer les fournitures scolaires. Les enfants apprennent directement à lire et à écrire en français, langue qu’ils découvrent à l’école puisque chez eux ils parlent un dialecte. Les écoles manquent généralement complètement de moyens, pas de livres ni de tables et bancs, aussi l’association a –t elle commencé par équiper les classes en mobilier.
Les échecs sont nombreux ; sans soutien, beaucoup se découragent.



